À la recherche d’une activité à faire à Foix, en Ariège ?
Laissez-nous vous raconter la magnifique histoire de la coutellerie de Virginie Boisset. Dans ce monde majoritairement représenté par des hommes, le savoir-faire artisanal et l’ambition de cette femme extraordinaire, laisse sans voix. Le temps de quelques heures, plongez dans l’univers d’un métier parfois oublié où Virginie vous montre, et vous conte, l’art de fabriquer un vrai couteau, de la lame à son manche.

Studio Léon


Dans la commune de Serres-sur-Arget, à 9 kilomètres de Foix, Virginie vous accueille dans son atelier pour une démonstration tous les après-midis à partir de 14 h.

Une activité dans les alentours de Foix qui plaira aux petits curieux comme aux grands. Qu’il fasse grand soleil en Ariège, ou qu’il pleuve.

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Pensez à confirmer votre visite à l’atelier directement par téléphone au 05 61 64 73 18.

Il était une fois la coutellerie Boisset

C’est entre les mains du forgeron Éric Boisset, en 1982, que la coutellerie voit le jour. Passionné par le métier alors qu’il n’est encore qu’un adolescent, il perpétue l’art et la manière traditionnelle de fabriquer un couteau tel que lui a appris son grand-père.
D’abord coutelier-forgeron à Pézenas et à Bélasta au nord des Pyrénées-Orientales, puis bénévole aux Forges de Pyrène, la réputation de la coutellerie Boisset n’est bientôt plus à faire, et les passionnés de couteaux viennent souvent de loin pour s’offrir ses œuvres.
Virginie rejoint l’aventure et se forme pendant près de 7 ans au côté d’Éric, son mari. « Une formation accélérée » confie-t-elle.

Si ce n’est plus que n’importe qui, il fallait que je sache maîtriser à la perfection toutes les techniques de fabrication d’un couteau, que je sache me servir et réparer toutes ces vieilles machines

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Depuis la disparition d’Éric en 2016, Virginie ne cesse de perdurer le savoir-faire de la coutellerie Boisset qui porte désormais son nom.

Des œuvres d’exceptions se créent à l’atelier de Serres-sur-Arget

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Elle qui se cache encore parfois timidement dans son atelier, Virginie Boisset n’en finit plus de surprendre. À l’occasion des 40 ans d’existence de la coutellerie Boisset, Virginie imagine un couteau pliable unique au monde. Après 4 mois d’un travail gigantesque, elle forge en équipe un couteau de 1 mètre 10, qui pèse près de 21 kilos et qui compte une lame Damas avec pas moins de 2630 couches. Un exploit qui a attiré des visiteurs de toute la France.

N'attendez plus !

D’ailleurs, rendez-vous à la boutique de la coutellerie pour rencontrer «la bête» en vrai! Son prochain défi? Battre un record du monde.

C’est parti pour une démonstration…

Dans l’atelier de Serres-sur-Arget, à quelques kilomètres de Foix, l’ambiance est intimiste, loin des usines sans charme et sans histoire que l’on a déjà visitées. La forge à charbon est allumée et les outils parfaitement organisés. Virginie a enfilé ses gants en cuir et ses lunettes de protection, les démonstrations semblent pouvoir commencer. Entre des machines qui ont traversé plus de cinq générations, elle nous explique les étapes de fabrication d’un couteau.

À la coutellerie Boisset, les manches sont en bois ou en corne. Quant à la lame, Virginie récupère des morceaux d’acier de vieilles voitures, les étire au marteau-pilon puis les durcit dans sa forge à charbon poussée à plus de 850 °C. Une fois l’acier aussi fragile que de la porcelaine, il reprend de sa souplesse par refroidissement dans un bain d’huile. Mais pas n’importe quelle huile, de l’huile de friture que Virginie a récupérée chez des amis, car à la coutellerie Boisset « on ne jette rien, on réutilise tout ».


P’ti Peck, le dernier chien coutelier

À la coutellerie traditionnelle Boisset, il y a une étape que Virginie n’exécute pas seule. Comme le font les chiens des émouleurs depuis plus de cinq siècles, P’ti Peck devient un « chien réchauffeur » le temps de l’émoulage, l’étape de fabrication qui consiste à donner à la lame du couteau tout son tranchant.

À plat ventre sur un banc, le buste dans le vide et les bras tendus au-dessus de la meuleuse, l’étape de l’émoulage, comme on le fait dans une coutellerie traditionnelle, peut être longue et très pénible. Alors quand le froid débarque dans l’atelier, P’ti Peck enfile sa casquette de coutelier et se hisse sur haut des jambes de Virginie sans bouger d’un poil.

Une pratique traditionnelle que Virginie est encore la seule à pratiquer en France, une tradition à ne pas manquer si vous êtes de passage à Foix, en Ariège.

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À propos de Studio Léon

Camille et Thomas alias Studio Léon, sont deux férus d’aventures et de rencontres humaines passionnantes. Ils ont parcouru les routes de notre destination à la recherche d’authenticité et de découvertes mémorables. Au long de leurs récits, ils vous immergent au cœur de la vie de ceux qui font vivre le territoire.

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